Nommé directeur général du club savoyard en 2017, Johan Colliat a annoncé ce mardi soir lors de la présentation officielle 2025-2026 de l’équipe de Nationale qu’il n’ira pas au-delà de cette saison dans sa mission. Une page va donc se tourner pour un véritable cadre du club, ancien joueur jaune et noir arrivé en Savoie en 2007.
Johan, vous venez d’annoncer votre départ de vos fonctions de directeur général au SO Chambéry à la fin de la saison. Quelles sont les raisons de votre décision ?
Oui, ce sera bien ma dernière saison au SO Chambéry en tant que directeur général. Après huit années intenses et passionnantes, je sens que le moment est venu de me tourner vers de nouveaux horizons et me lancer un nouveau défi. Je reste bien sûr pleinement engagé jusqu’au bout pour conclure cette belle aventure.
Une organisation administrative que vous n’avez eu de cesse de faire monter en gamme pour que le SOC soit structuré à la hauteur d’un club de Pro D2, l’objectif sportif avoué aujourd’hui. Alors qu’en 2017, il y avait tout à bâtir ?
En 2017, il y avait tout à bâtir, et les débuts n’ont pas été faciles, avec de grosses difficultés financières. Sans Philippe Pierdomenico, qui a été un mentor précieux, je n’aurais pas pu relever ce défi. Et puis il y a Paul Arnaud, mon bras droit, un vrai guerrier sans qui rien n’aurait été possible.
Nous avons su nous entourer à l’image de Lola et Lisa de salariés aux valeurs communes et de présidents ambitieux. Ces femmes et ces hommes, qui œuvrent dans l’ombre au quotidien, ont formé avec nous une équipe soudée et passionnée. Ensemble, nous avons vécu des moments extraordinaires, mais aussi construit un club sain, sans dettes, avec un modèle financier équilibré. Ce modèle repose sur l’engagement d’une multitude de partenaires qui nous ont fait confiance. Grâce à cette dynamique collective, nous avons réussi à faire passer le budget du club de 1 million à 5 millions d’euros.
Aujourd’hui, je suis fier de ce que nous avons accompli ensemble. C’est grâce à eux, que le club est devenu ce qu’il est. Je partirai l’esprit tranquille, car le SOC est sain, solide et prêt à continuer d’évoluer.
Même si le plus beau reste encore à venir peut-être cette saison pour le SOC, il y a forcément des souvenirs SPORTIFS marquants dans votre tête quand vous vous retournerez sur ces 11 ans en tant que joueur et ces huit années et demie passées à la direction du club jaune et noir ?
En tant que joueur ces deux titres de champion de France et ces deux finales d’accession, aux côtés de Damien Vicente, un capitaine exemplaire et un ami, resteront gravés dans ma mémoire. Mais si je devais en retenir un, ce serait cette finale perdue à Narbonne contre Carcassonne en tant que directeur. Une cicatrice qui sera dur à refermer, mais aussi une épopée inoubliable qui a soudé le club pour les années à venir. Je garderai surtout le souvenir de rencontres extraordinaires. Et puis, il y a Cyril, une personne marquante dans mon parcours : mon entraîneur quand j’étais joueur, puis notre manager après l’avoir récupéré à Grenoble. Nous avons partagé ensemble des moments très forts.
Avez-vous une idée de votre successeur ou d’un profil à même de prendre votre suite dans la continuité ?
Le club est entre de très bonnes mains avec les présidents et salarié actuels. On travaille déjà à une transition fluide, dans l’intérêt du SOC. De mon côté, je ne disparais pas : je resterai proche du club, car les présidents et beaucoup de salariés sont devenus des amis. Je leur dois beaucoup, et je serai toujours là pour les soutenir, que ce soit en tant que bénévole ou simplement en tant que supporter en fonction de leurs besoins. Le SOC a tout pour continuer à grandir, et je serai fier de voir la suite. »






